L'art de la veille : mon organisation + les newsletters à connaître

 
 
 

Je passe en moyenne 1 à 2 heures par jour (sur mes heures de travail) à lire des newsletters et des articles en tout genre. Je passe également 1 à 2 heures par jour (mais là sur mon temps perso) à regarder ce qu’il se fait sur les réseaux sociaux. Car dès que je traîne sur Instagram ou Facebook, en fait quelque part je travaille… Être freelance dans le brand content demande à être très au courant de ce qu’il se passe. Et pas seulement dans son secteur.

Pourquoi et comment faire une bonne veille : toutes mes réponses ci-dessous.

 

1/ La veille, pourquoi est-ce si important ?

 
Pour éviter les impairs

En tant que brand content manager, responsable éditoriale, social media manager ou autre responsable en rapport avec le contenu de marque, vous êtes justement responsable de TOUT ce qui va être dit par votre marque. Vous devez ainsi ne jamais faire de “boulette”. Il s’agit la plupart du temps de bon sens. Mais si vous avez manqué une info de l’actualité et qu’un jeu de mots produit par vos bons soins y fait malencontreusement allusion, vous pouvez sans le vouloir déclencher un fameux bad buzz/une comm’ de crise/une crise cardiaque pour votre patron.
Un exemple ? Adidas qui félicite les coureurs participants d’avoir “survécu au Marathon de Boston” à la fin de la course alors qu’un attentat avait eu lieu quelques années auparavant. La boulette.
C’est pourquoi, il est tout aussi important de rester alerte sur l’actualité en France et dans le monde, que sur l’actualité de son secteur. Vous devez être curieux de ce qu’il se passe d’une manière générale.

Pour réagir vite

Parfois, c’est l’actualité qui rattrapera votre contenu.

Parfois, c’est l’actualité qui rattrapera votre contenu, sans que vous n’y soyez pour quoi que ce soit. Et là pareil, ce sera à vous de réagir, et le plus tôt sera le mieux. Et cela inclut les week-ends et les soirées si besoin. C’est rare maiiiiis ça peut arriver.
Un exemple ? Vous mettez en avant depuis un moment un voyage dans tel pays quand des tensions éclatent (comme le Brésil en ce moment, la Birmanie il y a quelques temps…). Ce sera alors à vous de réagir ou du moins de demander un appui à vos supérieurs pour décider quoi faire. Dans la communication, on touche parfois à des sujets hyper touchy, tout dépendra alors de votre ligne éditoriale, mais de base le mieux est de tenter de les éviter au possible pour se prémunir de tout dérapage (et des 15 000 commentaires qui suivront sur votre post Facebook après coup).

Pareil mais dans un tout autre contexte. Un nouvel outil vient de sortir, une nouvelle fonctionnalité. À vous de proposer quelque chose par rapport à ça. Si vous attendez trop, vous risquez d’arriver après tout le monde. En vrai ce n’est pas si grave, mieux vaut tard que jamais de toute façon. Mais donner la primeur de quelque chose à sa cible attire, fidélise et renvoie une bonne image.

Pour parfaire vos connaissances

Je suis toujours restée dubitative face aux gens qui savent tout. Et qui ont souvent du coup du mal à reconnaître qu’ils ne savent justement pas tout. Il est beaucoup plus sûr de se fier aux personnes qui revendiquent plutôt le fait d’en apprendre encore et encore tous les jours, à n’importe quel âge et dans n’importe quel domaine. Ce sont la plupart du temps eux les vrais leaders (comme l’explique ce super article).
Car il est impossible de tout savoir sur son secteur, d’être au courant de tout, tout le temps ! Surtout dans le digital où tout va toujours très vite. Alors il faut juste ne pas l’oublier et continuer de chercher encore et encore à apprendre.

Quand je travaillais en entreprise, on se faisait suivre les articles intéressants.

Et cela d’autant plus si comme moi, vous êtes freelance. Quand je travaillais en entreprise, on se faisait suivre les articles intéressants. Aujourd’hui, je n’ai plus cet appui, alors je le fais toute seule !

Pour vous inspirer et nourrir vos contenus

Les gens aiment lire une référence à l’actualité qui est en cours. Exemple, j’écris cet article alors qu’il vient d’y avoir le changement d’heure, et ce matin lors de ma revue de presse/mail habituelle ça n’a pas loupé, plein de marques avaient mis en titre de leur email quelque chose du style : “hey mais vous avez une heure en plus pour faire votre shopping !”. Classique mais ça marche. Autre exemple, la newsletter de Stylist reprend super bien ce principe en plaçant toujours dans ces courts textes deux ou trois références hyper bien senties qui viennent d’avoir lieu et avec lien à l’appui pour développer le propos dont il est question. Et bien, à chaque fois je clique.

Car cela attise la curiosité, contextualise, personnifie, aide à l’imaginaire et à la mémoire. Donnez donc des détails dans vos contenus et n’hésitez pas à mettre des références.

 

2/ ma méthode pour une veille efficace


Comment je m’organise

En général, je la fais le matin. Elle m’aide à me réveiller (je ne suis pas du tout du matin) et à me mettre dans le bain. Je commence donc directement après le petit-déjeuner par un tour des réseaux sociaux (la veille perso/boulot donc). Facebook d’abord, parce que je sais que je vais aussi y trouver des vidéos drôles (le plaisir avant tout) et voir facilement ce qui fait l’actu en ce moment (Brut et Konbini sont géniaux). En vrai, je me réveille avec Europe 1 ou France Inter, donc je sais déjà ce qu’il se passe mais ça, ça me semble juste normal. Après donc j’enchaîne avec Instagram (qui entre entre le feed et les stories sans fin me prend parfois affreusement beaucoup trop de temps, ça m’angoisse d’ailleurs de plus en plus alors que j’adore ce réseau, pas vous ?), et ensuite je checke mes emails (la veille boulot/boulot donc).
Et là attention, organisation :

  • j’ai une boîte mail “marques”, j’y suis toutes mes marques préférées, celles qui m’inspirent et où je suis aussi tout simplement cliente ;

  • et j’ai une boîte mail “boulot”, où là je suis abonnée à des piges de mon secteur et d’autres plus orientées culture générale. Je pourrais aussi l’appeler “média”, car souvent ce sont des médias spécialisés.

  • j’ai aussi une boîte mail “useless”, pour tous les trucs on-s’en-fiche-complètement-mais-c’est-obligé (mais les deux premières pour une veille ça suffit hein).

Pour chacune de ces boites mails, j’ai fait des dossiers qui me permettent de classer et de garder les mails les plus intéressants. Car oui, je fais partie de ces gens qui lisent TOUS leurs emails reçus et qui suppriment tout ce qui n’est pas nécessaire. Comme ça, je sais que ce qu’il reste dans ma boite mail, c’est soit à traiter, soit à lire plus tard.

Cela me permet de vous envoyer ma newsletter mensuelle des meilleures piges à retenir.

Enfin, j’ai aussi une note spéciale sur l’appli Notes (ce truc sauve des vies - et des neurones). J’y garde les liens des articles les plus intéressants. Cela me permet de garder une trace, de les retrouver facilement si besoin, et surtout cela me permet de vous envoyer ma newsletter mensuelle des meilleures piges à retenir (la première sort bientôt d’ailleurs !).

Trouver votre méthode préférée à vous

La veille prend du temps et peut vite devenir un poids. On reçoit beaucoup de mails tous les jours rien que pour le travail déjà, alors en rajoutant ceux pour sa veille, ça fait vite beaucoup et ça peut décourager. Le mieux est donc de trouver sa méthode à soi, au moment que l’on préfère. Si à l’inverse, vous êtes hyper productif en début de journée, profitez de ce moment pour traiter les dossiers compliqués et passer plus tard à la lecture de vos emails. Le tout est de garder du plaisir à faire cela pour rester réceptif (relire la partie 1 si besoin pour en comprendre l’importance).
Et pour ceux qui préfèrent utiliser un outil spécifique qui regroupe tout au même endroit, Feedly est super.

Le conseil en plus

Un peu mais pas trop ! Les Internets sont un puits sans fond, on peut passer sa journée entière à faire de la veille. Sauf qu’en fait, non on ne peut pas. Donc il faut savoir aussi s’arrêter à un moment donné. Avec l’expérience, ça vient.

 

3/ Les newsletters à connaître


Côté marques

On va dire que ce sont les plus joliment pensées et les plus inspirantes. Je travaille en général pour des clients dans la mode féminine, le lifestyle ou la décoration, donc forcément elles sont surtout liées à ces secteurs…

Les plus inspirantes :

Monki, Asos, Zara, Mango, Anthropologie pour leurs shootings photos, Sézane, Make My Lemonade, Bimba y Lola, Glossier, The Wing pour leur univers, Sephora, Birchbox pour l’expérience client, San Marina, Pimkie pour leur collab influenceuses, Sand & Sky, Farfetch pour l’aspect vente, The Cool Republic pour l’inno.

Les mieux écrites :

Maisons du Monde, Cheerz, pour leurs jeux de mots et créativité sans faille, Selency bien qu’un peu trop de texte, Selectionnist pour ses quotes #DansLaBoucheDe toujours très drôles, Net-a-porter, Vestiaire collective, pour leurs éditos mode.

Les c’est dommage, ça pourrait être mieux :

La Redoute a la palme depuis toujours car trop commercial et mal conçu, La Lettre d’Inès de la Fressange toujours pas responsive à ce jour, Sarenza, qui envoie parfois que du texte (?!?).

Côté médias

Goodmoods, Nelly Rodi, Stylist, 18h39, Bof, Fashion Network, My Little Paris, Tapage, MerciAlfred pour être calé en matière de tendance mode et déco, Welcome to the jungle, pour le boulot en général, Culture Pub, Stratégie, Neil Patel, Petit Web, Webmarketing, L’ADN, J’ai un pote dans la comm’, Le Blog du Modérateur, Buffer pour le digital.

Côté freelance

Comet, ILoveTax, Shine, Malt, 404 works pour les bons conseils et les actus, Paige Brunton pour Squarespace.

Côté tout et n’importe quoi

Artips, Scientips, Musiktips pour le fun fact du jour, Calmos pour le cinéma, Futur pour le tur-fu, Psychologies magazine pour la santé.

 
 
 
Récapitulatif : mes 5 newsletters préférées



Le post-it de la rédac chef

Mon top five !

- L’ADN, toujours de bons sujets ;
- Neil Patel, parce qu’il donne de vrais bons conseils ;
- GoodMoods, le bon goût, toujours ;
- Petit Web, on a l’impression qu’ils savent tout ;
- Sand & Sky, qui donne envie d’acheter à chaque fois ;
+ ILoveTax, en bonus parce que le freelance c’est pas toujours très clair.

 
 
 

CONCLUSION
 

Peu importe votre secteur d’activité, ne passez pas à côté de cette veille stratégique. Elle entraînera aussi votre esprit à mémoriser plus d’informations, à réfléchir plus vite et à développer votre curiosité. Je fais beaucoup plus de veille depuis que je suis freelance et je vois vraiment une différence. D’ailleurs comme j’en raffole maintenant, n’hésitez pas à me partager vos bons plans en commentaires, je suis preneuse !
Ces newsletters en particulier ont leur importance dans une veille car l’emailing reste à ce jour le levier d’acquisition le plus puissant et celui avec le meilleur ROI (40% plus performant que les campagnes réseaux sociaux). Alors peaufinez au mieux ce canal.

Je n’ai pas parlé tant que ça de l’axe concurrentiel de la veille par contre, il y a plus de choses à connaître encore, j’y reviendrai dans un autre article. Sachez que Milled est déjà un super moyen de faire un tour d’horizon des newsletters de vos concurrents.

En attendant, n'hésitez pas aussi à suivre ma newsletter pour vous tenir au courant des derniers articles du blog et du secteur du brand content en général. ;)
 

 
 

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